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Nouveaux projets en matière de santé

2 nouveaux projets vont être financés pour une autorisation de programme de 6 M€ : le synchrocyclotron et l’Institut Universitaire de la Face et du Cou.

L’Institut Universitaire de la Face et du Cou

Le futur Institut Universitaire de la Face et du Cou (IUFC) permettra de regrouper, sur un même site, des activités d’otorhinolaryngologie et de chirurgie maxillo-faciale, actuellement exercées au Centre Hospitalier Universitaire de Nice et au Centre Antoine Lacassagne.

L’assemblée générale du groupement de coopération a sollicité auprès du Conseil général une subvention d’investissement pour cette réalisation dont le coût de la construction est estimée à 25,87 M€.

Le département s’engage à hauteur de 1M€.

 

Le synchrocyclotron


Selon l’Observatoire Régional de la Santé (ORS), le cancer est la première cause de décès dans les Alpes-Maritimes pour les femmes de moins de 65 ans et pour les hommes et 8000 nouveaux cas sont déclarés tous les ans.

Le Conseil général soucieux de l’état de santé de la population départementale a souhaité relayer très activement la politique nationale de lutte contre le cancer menée au travers des  différents plans cancers en renforçant ses actions dans ce domaine.

Déjà en 1988, il avait participé au financement du tout premier cyclotron situé dans le bâtiment MediCyc à Nice et qui est devenu une référence mondiale en matière de traitement des cancers oculaires.

La lutte contre le cancer qui est une compétence de l’État a été reprise par le Département grâce à une délégation de mission depuis 2006.

A ce titre, l’engagement de la collectivité s’est organisé autour de plusieurs axes majeurs :

1)    La prévention, grâce à une information ciblée menée au plus près de la population par le bus information cancer qui sillonne tout le département des Alpes-Maritimes pour inciter au dépistage et sensibiliser à la prévention.


2)    Le dépistage organisé du cancer du sein et du cancer colorectal qui a permis, par exemple durant la campagne 2008-2009, d’effectuer 38 856 mammographies dont 1206 se sont révélées positives en première lecture (avec 182 cancers dépistés) et 434 positives en 2ème lecture ( avec 13 cancers dépistés).


3)    La lutte contre le cancer du col de l’utérus, en faisant la promotion du dépistage dans les centres de planification du Conseil général (5231 frottis réalisés en 2009),mais aussi en lançant une campagne innovante et ambitieuse de prise en charge de la vaccination contre les papillomavirus, une des causes de ce cancer, pour les jeunes filles qui n’ont pas de couverture maladie complémentaire et cela en lien avec les partenaires concernés.


4)    Le soutien financier du Département aux équipes médicales et de recherche grâce aux 4 appels à projets santé qui ont permis de participer au financement de 107 projets dont 62 concernaient la thématique cancer et parmi lesquels on peut citer :
a.    Le Cyberknife
b.    La navigation électromagnétique pour le diagnostic du cancer pulmonaire
c.    Le centre de haute énergie
d.    La plate-forme CHROMOMED d’exploration chromosomique

Par ces différentes actions et soutiens, notre département est devenu un territoire exemplaire et innovant dans ce domaine.

Le Département,  poursuivant sa volonté de soutenir les projets permettant d’apporter aux habitants des Alpes-Maritimes l’excellence en matière de santé et de développer une filière santé sur son territoire, souhaite aider financièrement le Centre Antoine Lacassagne (C.A.L.) pour l’installation à Nice du premier prototype de synchrocyclotron.

Également implanté dans les bâtiments Medicyc à Nice, cet appareillage de radiothérapie utilisera la protonthérapie de nouvelle génération, développée ces dix dernières années essentiellement aux USA, et apparaissant comme l’outil le mieux adapté dans les années à venir pour le traitement des cancers de mauvais pronostics non opérables et difficilement curables par des techniques cliniques, notamment chez  l’enfant.
Ce projet majeur pour la recherche biomédicale permettra au département de devenir une référence dans le domaine de l’innovation thérapeutique et des hautes technologies.

Porté par le C.A.L. qui mène les recherches dans ce domaine depuis plus de 20 ans, il s’inscrit dans le cadre d’une collaboration avec l’Université de Nice Sophia Antipolis, l’Institut de Radioprotection de Sureté Nucléaire (IRSN) et associe la société IBA, leader mondial des accélérateurs médicaux.

Ce projet est d’autre part, implanté sur l’emprise foncière de l’Opération d’Intérêt national Eco-Vallée et fait partie des axes technologiques et économiques dans les domaines du développement durable et de la santé que l’OIN entend développer et promouvoir dans la plaine du Var pour la période 2011-2016.

Il n’existe qu’un seul autre centre en France, le Centre de Protonthérapie de l’Institut Curie situé à Orsay ( Essonne).
Mais le prototype niçois aura en comparaison l’énorme avantage de se présenter sous une forme beaucoup plus réduite, beaucoup moins coûteuse (20 à 30 M € au lieu de plus de 100 M €), ce qui permettra à terme son installation dans les structures hospitalières classiques.

Pour réussir ce projet, le C.A.L. s’appuie sur :

  • un programme ambitieux et cohérent de recherche et d’équipement, initié il y a une vingtaine d’années. Son expérience en matière d’irradiation ciblée des tumeurs oculaires, avec le cyclotron et d’accélérateur miniaturisé de photons de faible énergie, avec le Cyberknife, utilisé notamment dans les cancers du sein (dispositifs financés en partie par le Conseil général des Alpes-Maritimes) est largement reconnue ;
  • un partenariat industriel exceptionnel pour la réalisation du prototype de cet accélérateur (S2C2) entre le fabriquant leader mondial des accélérateurs médicaux (Sté belge I.B.A : Ion Beam Application leader mondial) et la société d’ingénierie niçoise (AIMA développement). Ce partenariat a amené la Société I.B.A à proposer l’installation gracieuse, au C.A.L., du premier prototype afin de réaliser l’évaluation finale et l’exploitation clinique ;
  • une plate-forme de soins et de recherche clinique unique en France sur le site dédié, quartier de la Lanterne à Nice, site inclus dans l’emprise géographique de l’OIN Eco-Vallée ;
  • un partenariat permanent avec les collectivités locales (Conseil général des Alpes-Maritimes et Ville de Nice).


Au niveau financier, ce projet va nécessiter :

  • des travaux d’aménagement du site (bunker estimé à 7 M €),
  • des équipements médicaux (salle de traitement avec faisceau et chaise robotisés, lignes de transferts de faisceau, salle de traitement accueillant le dispositif accélérateur S2C2, estimés entre 16 et 17 M €).


Le Département va soutenir ce projet de très haut niveau par une participation financière pour les travaux d’aménagement du site.
Une autorisation de programme de 5 M € est prévue sur 3 ans, dont 2 M € de crédits de paiement en 2011, pour ces travaux.

Appel à projet santé

"Soutien aux équipes médicales et scientifiques du département pour des innovations techniques dans le domaine de la santé" concernant les équipements dédiés à la recherche médicale et aux améliorations en matière de dépistage, diagnostic et traitement.
Consultez la page web des appels à projet santé. Accédez à l'appel à projet santé